La Geoulah éternelle

La Geoulah éternelle est l’instauration du monde parfait que Dieu créa à l’origine et qui existe déjà dans la dimension divine. A la fin des temps, après le jugement dernier, il remplacera notre présent monde. Ceux qui auront aimé Dieu et le bien y seront chaleureusement accueillis. Le monde de la Geoulah éternelle est à l’image de l’harmonie divine. Les créatures y vivent avec le Créateur dans une félicité parfaite. Ce monde peut se nommer royaume divin, jardin d’Eden, paradis, royaume des cieux ou, simplement, shabbat. Pour décrire le monde de la Geoulah éternelle, notre langage humain infirme ne peut en donner qu’une pâle esquisse. C’est un univers de paix et de bonheur ineffables dans lequel n’existe ni mort, ni larmes, ni souffrances, ni maladie, ni aucune forme de mal (Isaïe 25, 8). L’Eternel y est le soleil et la lumière (Isaïe 60, 18-20) ; le temps y est l’éternité. Le monde de la Geoulah éternelle est aussi une nature paradisiaque. Le jardin d’Eden, rempli d’une exubérance d’arbres, beaux à voir et propres à la nourriture, avec l’arbre de vie au milieu (Genèse 2, 9). Notre monde, par la luxuriance prodigieuse de ses espèces, en offre une image altérée mais réelle. Cependant, les végétaux du monde divin sont d’une toute autre qualité, les feuilles ne se flétrissent pas et les fruits ne s’épuisent jamais (Ezéchiel 47, 12). La nature céleste est en tout lieu arrosée par un fleuve d’eau vive jaillissant de la maison de l’Eternel (Joël 4, 18). Le monde de la Geoulah éternelle est encore un temple et un palais, au centre duquel se trouve le trône de Dieu, élevé et majestueux (Isaïe 6, 1). Il domine un firmament de cristal, à l’apparence du saphir (Ezéchiel 1, 26, 22). Les pans du vêtement divin, blancs comme la neige (Daniel 7, 9), plus lumineux que le soleil, mais jamais irritants, emplissent le temple, c’est-à-dire le royaume, la création. Ce qui est rare et précieux dans notre monde constitue, transmué par le feu divin, les matériaux communs dans le monde de la Geoulah éternelle : rubis, topaze et émeraude, tartessienne, onyx, jaspe, escarboucle, diamant, or (Ezéchiel 28, 13). La matière y existe, mais comparée à celle grossière de notre monde, elle possède la subtilité de l’esprit. Elle est brillante comme le saphir et limpide comme la substance du ciel (Exode 24, 10). Une matière à l’aspect de l’arc en ciel, reflet de l’image de la gloire de l’Eternel (Ezéchiel 1, 28), qui n’empêche ni les êtres ni la lumière de passer. Jérusalem, entièrement céleste, y est aussi le trône et le centre du monde divin. Elle est ainsi formée de stuc, bâtie sur le saphir, aux créneaux de pur cristal, aux portes d’escarboucles et aux frontières de pierres précieuses (Isaïe 54, 11-12). Toute hostilité disparaîtra de la nature, plus rien de mauvais n’y sera présent, l’harmonie et la concorde régneront à tous niveaux : Alors le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau et bélier vivront ensemble, et un jeune enfant les conduira. Génisse et ourse paîtront côte à côte, ensemble s’ébattront leurs petits ; et le lion, comme le bœuf, se nourrira de paille. Le nourrisson jouera près du nid de la vipère, et le nouveau-sevré avancera la main dans le repaire de l’aspic. Plus de méfaits, plus de violences sur toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de Dieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers. (Isaïe 11, 6-9) La vie dans le monde de la Geoulah éternelle n’est faite que de jeux d’amour et de joie, empreints de douceur, de chaleur et d’émotion. Aucune trace de jalousie, de compétition ou de haine. Chacun aime son frère comme lui-même, car il est un autre aspect de lui-même. Les manifestations célestes ne sont que chants et louanges où chacun fait partie du chœur et participe à l’ensemble. Les sons les plus merveilleux s’y font entendre, les goûts les plus suaves s’y font sentir. Les couleurs et les formes les plus ravissantes, les parfums les plus délectables, les sensations les plus exquises émanent des choses et des êtres les plus beaux et les plus gracieux que l’on puisse jamais imaginer sur terre.

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