Rôles essentiels des premiers-fruits

Rëles essentiels des premiers-fruits

Proclamer la Geoulah

Monte sur une montagne ëlevëe, porteuse de bonnes nouvelles pour Sion, ëlëve ta voix avec force, messagëre de Jërusalem ! ëlëve-la sans crainte, annonce aux villes de Juda: Voici votre Dieu. (Isaëe 40, 9)

Qu’ils sont gracieux sur les montagnes les pieds du messager qui annonce la paix, du messager de bonnes nouvelles, qui annonce la dëlivrance, qui dit ë Sion : Ton Dieu est roi. (Isaëe 52, 7)

Prier et intercëder pour le peuple

Sur tes remparts, ë Jërusalem, j’ai postë des guetteurs, qui ne se tairont ni le jour ni la nuit, en aucun temps: O vous qui faites appel au souvenir de l’Eternel, ne prenez aucun rëpit ! Et ë lui non plus ne laissez point de trëve, qu’il n’ait rëtabli Jërusalem et n’en ait fait un sujet de gloire dans le monde. (Isaëe 62, 6-7)

dans la premiëre annëe de son rëgne, moi Daniel, lisant dans les Livres, je compris que le compte des annëes qui, suivant la parole de Dieu adressëe au prophëte Jërëmie, devaient passer sur les ruines de Jërusa­lem, ëtait de soixante-dix annëes. Et j’ëlevai mes regards vers le Seigneur Dieu pour l’implorer par des priëres et des suppli­cations (…) (Daniel 9, 2-3)

Appeler l’esprit saint pour qu’il vivifie le peuple

Il me dit: prophëtise ë l’esprit, prophëtise, fils de l’homme, et dis ë l’esprit: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Des quatre coins, viens, ë esprit, souffle sur ces cadavres et qu’ils revivent. Et je prophë­tisai, comme il me l’avait ordonnë ; et l’esprit les pënëtra, ils vëcurent et ils se dressërent sur leurs pieds, en une multitude extrëmement nombreuse. (Ezëchiel 37, 9-10)

L’accomplissement de la Geoulah personnelle

La Geoulah d’Israël a commencë vers le dëbut de l’annëe civile 1998. Elle n’atteint pas tout le peuple en mëme temps, mais d’abord un petit troupeau de pionniers que Dieu ëuvre ë constituer. Ces pionniers ont reëu le nom de premiers-fruits, car ils accomplissent avant les autres leur Geoulah personnelle (voir:La Geoulah personnelle). L’avancëe de la Geoulah d’Israël, aujourd’hui, dëpend de l’avancëe de ces premiers-fruits.

L’un des objectifs du site est d’aider ceux qui en ressentent l’appel ë trouver le chemin de leur Geoulah personnelle et ë l’accomplir. Une ëquipe se tient ë la disposition des personnes qui en manifesteront le dësir pour rëpondre, dans la mesure du possible, ë leurs questions (voir: Contactez-nous).

L’accomplissement de la Geoulah personnelle

Le processus d’accomplissement de la Geoulah personnelle et la consëcration ë ëtre premier-fruit de la Geoulah d’Israël se divise en quatre phases :

  1. Le discernement de l’appel de Dieu.
  2. Le choix de l’appelë.
  3. L’ëpreuve de l’appelë.
  4. La consëcration du premier-fruit.

 

1) Le discernement de l’appel de Dieu

Qui peut devenir premier-fruit de la Geoulah d’Israël ? Toute personne qui entend au fond de son cëur l’appel de Dieu et y soupire de tout son ëtre.

2) Le choix de l’appelë

Dieu ne force la main de personne, mais attend que l’appelë, lui-mëme, considërant avec sërieux l’invitation insigne qui lui est faite, y rëponde positivement. La rëponse de l’appelë doit provenir du plus profond de lui-mëme et ne pas ëmaner d’un simple enthousiasme superficiel.

Celui qui veut suivre Dieu doit le vouloir de tout ton cëur, de toute son ëme et de tout son pouvoir. Rien ni personne ne doit ëtre plus important que Dieu dans sa vie. Il ne doit ëtre më que par la seule faim de Dieu et la seule soif de voir avancer son plan (voir: La faim, l’ëpëe, la peste) :

Puis j’entendis la voix du Seigneur disant : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je rëpondis : Ce sera moi ! envoie-moi. (Isaëe 6, 8)

3) L’ëpreuve de l’appelë

La volontë de l’appelë, tel l’or ëpurë au creuset, sera immanquablement mise ë l’ëpreuve. Le but de l’ëpreuve est de faire ressortir les affections et les dësirs les plus chers au cëur de l’appelë afin de les mettre en balance avec l’appel de Dieu.

Les premiers-fruits potentiels pourront ëtre amenës ë accepter la solitude, l’incom­prë­hension, la rupture des cadres habituels de vie et d’idëes prëconëues et, si besoin est, de marcher contre les autres, contre la logique humaine et la logique ambiante.

A chaque ëpreuve, l’appel sera reformulë par Dieu, pour que le postulant confirme que rien ne fait obstacle ë sa consëcration. Si sa volontë est authentique, l’appelë sera prët ë tout sacrifier ë Dieu pour dëcouvrir la seule vraie richesse qui est Sa prësence.

Les premiers-fruits sont ceux qui gagnent le combat de la foi en croyant en Dieu avant de voir ses miracles et avant de recevoir ses dons. Ils sont persuadës que Dieu les aime plus qu’ils s’aiment, qu’il aime Israël plus qu’ils l’aiment, qu’il aime l’humanitë plus que les hommes ne pourront jamais l’aimer.

Les premiers-fruits sont animës d’humilitë, de soumission ë Dieu et vivement conscients de leur propre incapacitë.

Les premiers-fruits de la Geoulah d’Israël, s’ils peuvent se rëjouir des bënëdictions accordëes par Dieu ë son peuple, sont attachës exclusivement ë la Geoulah ëternelle, la vraie Geoulah que les justes connaëtront ë leur mort ou lorsque Dieu viendra changer ce monde (voir: La Geoulah ëternelle).

4) La consëcration du premier-fruit

Au-travers des victoires sur les ëpreuves, l’appelë construit et dëveloppe sa foi. S’il persëvëre jusqu’au terme de ses ëpreuves, s’engendre en lui le nouveau cëur promis par Dieu qui est le sceau de la Geoulah personnelle et le germe de sa vëritable nature ë l’image de Dieu (voir: Les bënëdictions de la Geoulah). L’appelë devient alors premier-fruit de la Geoulah d’Israël.

En la nouvelle nature naissant en lui, le premier-fruit retrouve l’union avec son Crëateur. Il peut expërimenter dës ce monde l’irruption de la vie divine dans son ëme et dans la part de monde qui lui est confiëe et, corrëlativement, par son nouvel esprit pënëtrer dans le monde divin (voir: La Geoulah personnelle).

Par cette nouvelle nature, exclusivement, le premier-fruit devient en mesure de servir Dieu ë la mesure de sa saintetë et peut commencer ë ëuvrer pour le dëveloppement de la Geoulah d’Israël.

Le premier-fruit recherche avec persëvërance et assiduitë la volontë de Dieu pour sa vie personnelle et la force qu’Il donne pour accomplir sa vocation. Quand il annonce la Geoulah, le premier-fruit ne transmet pas simplement de justes explications, mais il laisse le ciel s’entrevoir en lui et en apporte ainsi un tëmoignage vivant.

Miracles comme lors de la sortie d’Egypte

Les immenses changements que Dieu s’apprête à accomplir dans ce monde,

s’accompagneront de miracles comme il y en eut en Egypte. Ils seront si

puissants que l’on ne se réfèrera plus à l’Eternel comme celui qui a

délivré le peuple d’Israël d’Egypte, mais comme celui qui aura délivré

le peuple d’Israël, aujourd’hui, de toutes les nations de la terre.



Oui, comme à l’époque de ta sortie d’Egypte, je te ferai voir des

prodiges. Les nations en seront témoins et elles auront honte en dépit

de toute leur puis­sance ; elles poseront la main sur leur bouche,

leurs oreilles seront frappées de surdité. Elles lèche­ront la

poussière comme le serpent, comme les reptiles du sol ; elles

tremble­ront au fond de leurs donjon ; craintives, elles accourront

vers l’Eter­­nel notre Dieu, et de toi elles auront peur ! (Michée 7,

15-17)




En vérité, des jours viendront, dit l’Eternel, où l’on ne dira plus:

Vive l’Eternel qui a fait monter les enfants d’Israël du pays d’Egypte

! mais : Vive l’Eternel qui a fait monter les enfants

d’Israël du pays du Nord et de toutes les contrées où il les avait

exilés ! car je les aurai ramenés sur leur territoire, que j’avais

donné à leurs ancêtres. (Jérémie 16, 14-15) 

La paix et la sécurité

Dans la promesse de Geoulah, sont inclus ce après quoi notre peuple

soupire tant : la paix et la sécurité. Non la paix artificielle et

trompeuse d’Oslo et non la sécurité fragile et coûteuse que Tsahal

s’efforce de nous offrir. Dieu nous promet la sécurité et la paix

véritables que Lui seul est en mesure de prodiguer. Au lieu d’un

processus de paix, Dieu prépare une alliance de paix. Cela aura lieu

que nos adversaires l’acceptent ou qu’ils s’y opposent de toute la

force de leur hostilité. Dieu protègera, veillera à la justice et

manifestera le jugement:



Que les montagnes chancellent, que les collines s’ébranlent, ma

tendresse pour toi ne chancellera pas, ni mon alliance de paix ne sera

ébranlée, dit Celui qui t’aime, l’Eternel ! (…) grande sera la paix

de tes enfants. Tu seras affermie par la justice : bannis toute

idée d’op­pres­­sion, car tu n’auras rien à craindre ; de terreur, car

tu seras garantie contre elle. Que si l’on se mettait contre toi, ce

serait sans mon aveu ; quiconque se mettra contre toi suc­­com­­bera

sur ton sol. (Isaïe 54, 10, 13-15)




Ne crains donc rien, ô toi, mon serviteur Jacob, dit l’Eternel, ne sois

point alarmé, ô Israël ! car mon secours te fera sortir des

régions lointaines et tes descendants de leur pays d’exil ; Jacob

reviendra et il jouira d’une paix et d’une sécurité que personne ne

troublera. (Jérémie 30, 10)

D. console son peuple

L’aspect principal de la Geoulah est que Dieu veut consoler son peuple

après les peines incommen­surables de l’exil. De la même manière que le

peuple juif a subi une double part de châtiment (une pour ses fautes et

une en tant que prêtres des nations), Dieu lui prépare une double part

de consolation et de bénédiction:

 

Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de

Jérusalem, et criez-lui que son temps d’épreuve est fini, que son crime

est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur double peine pour

toutes ses fautes.(Isaïe 40, 1-2)

Ainsi l’Eternel a consolé Sion, a consolé toutes ses ruines ; il a

transformé son désert en Eden, sa solitude en jardin divin. Dans son

sein règneront la joie et l’allégresse, les actions de grâces et la

voix des cantiques (…) Oui, les rachetés du Seigneur

reviendront ; ils rentreront à Sion avec des chants de triomphe,

une joie perpétuelle couronnant leur tête ; joie et allégresse seront

leur partage, adieu douleur et soupirs.(Isaïe 51, 3, 11)

Là où s’étalait votre honte, on sera deux fois heureux ; là où

éclatait votre opprobre, on vantera son sort ; oui, dans leur pays

ils auront double héritage, une joie éternelle sera leur lot. (Isaïe

61, 7)

Les bénédictions de la Geoulah

Les bénédictions de la Geoulah d’Israël se répartissent en deux niveaux

selon ses deux phases (voir : Les deux phases de la Geoulah

d’Israël). A la phase physique sont attachées des bénédictions

physiques, à la phase spirituelle, des bénédictions spirituelles ;

la distinction n’est cependant pas toujours tranchée et les deux

niveaux s’interpénètrent souvent. Les bénédictions physiques sont

temporelles et partielles et, comme la Geoulah d’Israël,  elles

ont pour objectif essentiel de préparer la Geoulah éternelle qui est le

but ultime de Dieu (voir : Qu’est-ce que la Geoulah). Les

bénédictions spirituelles sont éternelles et parfaites et caractérisent

la Geoulah personnelle. Celle-ci est le but de toute vie humaine sur

cette terre et permet dès ce monde l’accès à la Geoulah éternelle

(voir : La Geoulah personnelle).

221-Les bénédictions physiques

222-Les bénédictions spirituelles

Les nations

Les nations

Dans ce monde, constitué de bien et de mal, il existe un lien inverse entre ce que vit Israël et entre ce que vivent les nations. Quand Israël fut expulsé dans les ténèbres de l’exil, les nations reçurent la lumière et à leur tête les nations occidentales christianisées. Ainsi de la même manière qu’Israël commence à entrer dans la lumière de sa Geoulah, les prophéties bibliques s’accordent pour annoncer que le temps du jugement commence pour les nations. Ceci afin que du sein de leurs ténèbres, elles se repentent de leurs mauvaises actions, recherchent Dieu, demandent pardon à Israël et qu’elles puissent ainsi, elles aussi à leur tour, entrer dans la Geoulah:

Oui, en ces jours-là et à cette époque, quand je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, je rassemblerai toutes les nations et les ferai descen¬dre dans la vallée de Josaphat, et là je les mettrai en jugement à cause de mon peuple et d’Israël, mon héritage, qu’ils ont dispersé parmi les peuples, en se partageant mon pays. (Joël 4, 1-2)

Ainsi parle ton Maître, l’Eternel ; ton Dieu, le champion de ton peuple: Vois, je retire de ta main le calice du vertige la lie de la coupe de ma colère, tu ne la boiras plus. Je la mettrai dans la main de ceux qui t’ont contristée, de ceux qui, s’adres¬sant à ta personne, te disaient: couche-toi à terre, que nous passions [sur toi] ! et tu faisais de ton dos comme un sol qu’on foule, comme. une rue pour les passants. (Isaïe 51, 22-23)

Les termes de l’alliance d’Abraham en vertu de laquelle Israël est choisi pour être la lumière des nations seront manifestes non seulement pour lui, mais pour la terre entière:

(…) je leur rétribuerai leur œuvre avec équité et leur octroierai une alliance éternelle. Aussi leur postérité sera remarquée parmi les nations, et leurs descendants parmi les peuples. Tous ceux qui les verront les reconnaîtront pour une race que Dieu a bénie. (Isaïe 61, 8-9)

Il arrivera à la fin des temps que la montagne du Seigneur sera affermie sur la cime des montagnes et se dressera au-dessus des collines, et toutes les nations y afflueront. Et nombres de peuples iront en disant: Gravissons la montagne de l’Eternel pour gagner la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies et que nous puissions suivre ses sentiers, car c’est de Sion que sort la doctrine et de Jérusalem la parole du Seigneur. Il sera un arbitre parmi les nations et le précep¬teur de peuples puissants, s’étendant au loin (…) (Michée 4, 1-3)

Deuxième étape vers la Geoulah d’Israël : L’exil

Les avertissements répétés des prophètes envoyés par la compassion divine ne furent pas écoutés. La patience de Dieu, mille fois sollicitée, vint à épuisement. L’alliance du Sinaï fut brisée. Dieu ne put retenir davantage les jugements inscrits dans l’alliance du Sinaï. La face de Dieu se fixa pour des millénaires en un regard hostile à son peuple. Israël fut rejeté par l’intermédiaire d’ennemis successifs (l’Assyrie, Babylone, la Perse, la Grèce, Rome), loin de la lumière de Dieu, de la terre promise et des bénédic¬tions de la Geoulah: De même, tous les chefs des prêtres et le peuple multiplièrent leur félonie, en se livrant à toutes les abominations des païens, et souillèrent la maison de l’Eternel, sanctifiée par lui à Jérusalem. L’Eternel, Dieu de leurs pères, les avertissait bien par ses messagers sans cesse et dès la première heure, car il voulait épargner son peuple et le lieu de sa résidence. Mais ils raillaient les messagers de Dieu, dédaignaient ses paroles et tournaient en dérision ses prophètes, jusqu’à ce que le courroux du Seigneur s’accrut contre son peuple de façon irrémédiable. Il fit marcher contre eux le roi des Chaldéens, fit périr leurs jeunes gens par le glaive dans le sanctuaire, et n’épargna ni l’adolescent ni la vierge, ni le vieillard ni les cheveux blancs ; tous, il les abandonna en son pouvoir. Celui-ci transporta à Babylone tous les ustensiles, grands et petits, de la maison de Dieu, les trésors de la maison du Seigneur, et les trésors du roi et de ses seigneurs. On brûla la maison de Dieu, on démolit le mur de Jérusalem, et on en livra aux flammes tous les palais ; tous les objets de prix qu’elle renfermait furent la proie de la destruction. (II Chroniques 36, 14-19) L’exil était le châtiment suprême. Il incluait l’ensemble des châtiments contenus dans l’alliance du Sinaï. Plus grave, il exprimait la rupture de l’alliance entre Dieu et Israël. Le sort de la terre était indissolublement lié à celui du peuple. La misère qui frappa le peuple frappa la terre d’Israël, comme la faute d’Adam corrompit la nature de notre monde. Cette terre où coulaient le lait et le miel, se mua en une désolante aridité. Laissée à l’abandon par ses conquérants succes¬sifs, désertifiée volon¬¬tai¬¬rement par les occupants musulmans, le pays sombra avec le peuple, comme le stipulait l’alliance du Sinaï, dans la vallée de l’ombre de la mort: Moi-même je désolerai cette terre, si bien que vos ennemis, qui l’occuperont, en seront stupéfaits. Et vous, je vous disperserai parmi les nations, et je vous poursuivrai l’épée haute ; votre pays restera solitaire, vos villes resteront ruinées. Alors la terre acquit¬tera la dette de ses chômages, tandis qu’elle restera désolée et que vous vivrez dans le pays de vos ennemis, alors la terre chômera, et vous fera payer ses chômages. (Lévitique 26, 32-34) L’une des pertes les plus dramatiques fut celle de la parole divine. D’elle le peuple juif ne pouvait se référer qu’au passé ou, par un mouvement d’espoir, vers son retour promis au futur, à la fin des temps, mais non plus au présent. La lumière de la présence de Dieu fut rempla¬cée par les ténèbres de Son absence, le vide de Son silence. Entre la période biblique et la longue période talmudique qui suivit, il n’y avait pas de continuité, mais une rupture. La flamme qui animait la Bible avait disparu du Talmud. La lumière de la période d’exil n’était que celle des hommes et non plus celle de Dieu.

L’alliance du Sinaï

Première étape vers la Geoulah d’Israël: L’alliance du Sinaï L’alliance d’Abra¬ham exprime les termes de la Geoulah. L’alliance du Sinaï est le moyen devant permettre l’accomplissement de l’alliance d’Abraham, qui est le but: Pour prix de votre obéissance à ces lois et de votre fidélité à les accomplir, l’Eternel votre Dieu, sera fidèle aussi l’alliance de bienveillance qu’il a juré à vos pères. (Deutéro¬nome 7, 12) Première étape vers la Geoulah d’Israël: L’alliance du Sinaï L’objectif de l’alliance du Sinaï était de faire connaître à Israël son Dieu et, par la lumière de la loi, de faire connaître au peuple ses propres ténèbres. La première facette que l’Eternel voulait révéler de lui était son amour. Il se prouvait par la délivrance d’Egypte, préfiguration des déli¬vrances futures, surtout de la délivrance éternelle qui conduira l’humanité dans la véri¬table terre promise, le jardin d’Eden. Cette délivrance devint, pour cette raison, la première des dix Paroles: Je suis l’Eter¬nel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, d’une maison d’escla¬vage (Exode 20, 2) Contrairement à l’alliance d’Abraham, l’alliance du Sinaï n’est pas éternelle, car elle est condition¬nelle: Le respect de la Loi engendre la bénédiction, à savoir l’accomplissement de l’alliance avec Abraham et l’entrée immédiate dans la Geoulah: Si tu obéis à la voix de l’Eternel, ton Dieu, observant avec soin tous ses préceptes, que je t’impose en ce jour (…) toutes les bénédictions suivantes se réaliseront pour toi et resteront ton partage (Deutéronome 28, 1-2) Le non-respect de la Loi engendre la malédiction, repousse Israël dans les ténèbres de l’exil, loin de Dieu et de la terre promise, en rupture de l’alliance avec Abraham et des bénédictions de la Geoulah: Si tu n’écoutes pas la voix de l’Eternel, ton Dieu: si tu n’as pas soin d’observer tous ses préceptes et ses lois que je te recommande en ce jour, toutes ces malédictions se réaliseront contre toi et seront ton partage (Deutéronome 28, 15)

Abraham et l’election d’Israel

L’élection d’Israël constitue une étape capitale pour l’accomplissement de la Geoulah. Dieu choisit Abraham et le détacha ce qui tenait de son humanité adamique ancienne – contrée, famille, culture – afin d’engendrer au travers de lui une nouvelle postérité humaine. Israël allait être cette postérité destinée à recevoir la Geoulah divine et à la transmettre au reste du genre humain: L’Eternel dit à Abram: Quitte ton pays, ton lieu natal et la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai. (Genèse 12, 1) Israël devint le canal forgé dans la masse humaine par lequel l’Eternel veut s’exprimer, éclairer, sauver et juger. Il forme comme le corps terrestre de la Divinité, son ambassadeur, le miroir dans lequel les peuples révèlent le fond de leur âme. Israël est l’instrument par lequel le Créateur veut rétablir le rapport à l’autre brisé depuis Adam. Il devint l’autre des nations, la main tendue de Dieu vers les hommes pour les ramener vers Lui et l’un vers l’autre: (…) tu seras une bénédiction (…) et par toi seront bénies toutes les familles de la terre. (Genèse 12, 2, 3) La nation ou le peuple qui accepte la bénédiction gratuitement offerte par la bonté divine au travers de son ambas¬sadeur, Israël, la recevra pleinement. Celui qui n’accepte pas l’ambas¬sadeur refuse Dieu et son salut. Il demeure par là même sous la malédiction d’Adam. Chaque peuple, chaque famille de la terre, chaque nation, doit être, à terme, jugé selon ses inten¬tions et ses actes dont Israël est le révélateur: Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai (…) (Genèse 12, 3) L’alliance de Geoulah avec Abraham La Geoulah d’Israël et la promesse de rédemption de l’humanité qu’elle porte est inscrite dans l’alliance conclue avec Abraham, et avec les deux autres patriarches Isaac et Jacob. L’alliance avec Abraham possède deux caractéristiques essentielles: Elle est éternelle et inconditionnelle. Elle est une éternelle signifie que l’alliance avec Abraham est valide tant que ce monde existe: Cette alliance, établie entre moi et entre toi et ta postérité dernière, je l’érigerai en alliance perpétuelle, étant pour toi un Dieu comme pour ta postérité après toi. (Genèse 17, 7) Ainsi parle le Seigneur: Si mon pacte avec le jour et la nuit pouvait ne plus subsister, si je cessais de fixer des lois au ciel et à la terre alors seulement je pourrais repousser la postérité de Jacob et de mon serviteur David, en n’y prenant pas de princes pour régner sur les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, quand je les aurai ramenés de l’exil et pris en pitié. (Jérémie 33, 25-26) La seconde caractéristique est que l’alliance avec Abraham ne possède aucune condition. Dieu a juré sur lui-même qu’elle s’accomplirait: Je jure par moi-même, dit l’Eternel (…) je te comblerai de mes faveurs… (Genèse 22, 16, 17) Les trois aspects de l’alliance avec Abraham L’alliance avec Abraham possède trois aspects: 1. La bénédiction et la multiplication d’Israël Je maintiendrai mon alliance avec toi, et je te multiplierai à l’infini. (Genèse 17, 2) 2. Le don de la terre d’Israël Je donnerai à toi et à ta postérité la terre de tes pérégrinations, toute la terre de Canaan, en possession indéfinie (Genèse 17, 8) 3. L’élection d’Israël pour la Geoulah de l’humanité Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai et par toi seront bénies toutes les familles de la terre. (Genèse 12, 3) L’alliance avec Abraham ouvre à l’humanité au travers d’Israël une porte vers le ciel et ouvre à Dieu une porte sur le monde déchu. Désormais, la Geoulah sera conditionnée à l’alliance avec Abraham et à la réalisation de tous ses aspects. Ceux-ci deviendront, par voie de conséquence, les objectifs suprêmes d’at¬taque du Satan, à savoir: détruire le peuple d’Israël, lui voler sa terre, usurper son élection.