L’union du peuple

La promesse que le peuple s’unira et dépassera les schismes inconciliables qui le divisent en tant de clans est l’une de celles qui génèrent le plus l’incrédulité. Cependant, Dieu affirme qu’il donnera un même cœur à tout le peuple. Un cœur qui sera au-dessus de la religion et de la vision profane, au-dessus de la politique et de tout ce qui divise le peuple:

Je leur donnerai un seul et même cœur et une même direction, afin qu’ils me craignent leur vie durant, pour leur propre bien et le bien de leurs enfants après eux. (Jérémie 32, 39)



Or, je vous enverrai Elie, le prophète, avant qu’arrive le jour de l’Eternel, jour grand et redoutable ! Lui ramènera le cœur  des pères à leurs enfants, et le cœur  des enfants à leurs pères, de peur que je n’intervienne et ne frappe ce pays d’anathème. (Malachie 3, 23-24)

Je les constituerai en nation unie dans le pays, sur les montagnes d’Israël ; un seul roi sera le roi d’eux tous: ils ne formeront plus une nation double et ils ne seront plus, plus jamais, fractionnés en deux royaumes. (Ezéchiel 37, 22)

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La Geoulah personnelle

L’avancée de la Geoulah, qu’elle soit éternelle ou celle d’Israël, ne se réalise que par l’accomplis-sement de la Geoulah personnelle. La porte par laquelle la Geoulah entre en ce monde est le cœur de l’homme. La chute d’Adam a brisé l’humanité en une multitude de cellules individuelles que sont les hommes. Depuis, la vie, la mort, le salut sont affaires individuelles. Quand, à la fin des temps, viendra le jugement dernier et la résurrection des morts, chacun ira vers la destination finale d’après ce qu’aura été sa vie personnelle : La multitude de ceux qui dorment dans la poussière du sol se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour être un objet d’ignominie et d’horreur éternelle. (Daniel 12, 2) La conquête de la Geoulah personnelle est le sens et le but de toute vie humaine sur cette terre. Elle permet dès ce monde l’accès à la Geoulah éternelle, mais au prix d’un engagement entier de l’être. La Geoulah personnelle est l’union retrouvée à Dieu. Elle engendre une dimension nouvelle de vie chez celui qui en bénéficie. Elle permet l’irruption de l’être divin dans l’âme de la personne, dans la part du monde qui lui est confiée, et, corrélativement, de l’esprit de l’homme dans le monde divin. La clé de la Geoulah personnelle est le renouvellement du cœur, sa circoncision. A savoir, la résurrection de la nature humaine originelle, l’image de Dieu perdue par la faute d’Adam : L’Eternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et celui de ta postérité, pour que tu aimes l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, et assures ton existence. (Deutéronome 30, 6) La circoncision du cœur est de plus la circoncision des sens handicapés par l’antique jugement divin : Que le cœur de ce peuple soit épaissi, que ses oreilles soient assourdies, que ses yeux soient hébétés (Isaïe 6, 10). Cette circoncision spirituelle ouvre la porte de la connaissance de Dieu selon une intimité incomparable et permet de recevoir de lui la nourriture nécessaire à l’âme : Ceux qui voient n’auront plus les yeux troubles, ceux qui entendent prêteront une oreille attentive ; l’intelligence des gens légers apprendra à connaître, et la langue des bègues s’exprimera avec facilité et clarté. (Isaïe 32, 3-4) L’accomplissement de la Geoulah d’Israël est une promesse divine. Par contre, ce qui dépend relativement de l’homme est le degré de rapidité de son développement et le degré de difficulté de celui-ci. Plus rapidement chacun ouvrira son cœur à la Geoulah personnelle, plus vite la Geoulah d’Israël avancera et, par voie de conséquence, la Geoulah éternelle, et plus de peines inutiles seront épargnées. La venue de la Geoulah éternelle est liée à l’accomplissement de l’ensemble des Geoulot [= pluriel de Geoulah] personnelles. Quand la dernière cellule humaine devant être sauvée le sera, alors la Geoulah éternelle sera prête à paraître des cieux.

La Geoulah éternelle

La Geoulah éternelle est l’instauration du monde parfait que Dieu créa à l’origine et qui existe déjà dans la dimension divine. A la fin des temps, après le jugement dernier, il remplacera notre présent monde. Ceux qui auront aimé Dieu et le bien y seront chaleureusement accueillis. Le monde de la Geoulah éternelle est à l’image de l’harmonie divine. Les créatures y vivent avec le Créateur dans une félicité parfaite. Ce monde peut se nommer royaume divin, jardin d’Eden, paradis, royaume des cieux ou, simplement, shabbat. Pour décrire le monde de la Geoulah éternelle, notre langage humain infirme ne peut en donner qu’une pâle esquisse. C’est un univers de paix et de bonheur ineffables dans lequel n’existe ni mort, ni larmes, ni souffrances, ni maladie, ni aucune forme de mal (Isaïe 25, 8). L’Eternel y est le soleil et la lumière (Isaïe 60, 18-20) ; le temps y est l’éternité. Le monde de la Geoulah éternelle est aussi une nature paradisiaque. Le jardin d’Eden, rempli d’une exubérance d’arbres, beaux à voir et propres à la nourriture, avec l’arbre de vie au milieu (Genèse 2, 9). Notre monde, par la luxuriance prodigieuse de ses espèces, en offre une image altérée mais réelle. Cependant, les végétaux du monde divin sont d’une toute autre qualité, les feuilles ne se flétrissent pas et les fruits ne s’épuisent jamais (Ezéchiel 47, 12). La nature céleste est en tout lieu arrosée par un fleuve d’eau vive jaillissant de la maison de l’Eternel (Joël 4, 18). Le monde de la Geoulah éternelle est encore un temple et un palais, au centre duquel se trouve le trône de Dieu, élevé et majestueux (Isaïe 6, 1). Il domine un firmament de cristal, à l’apparence du saphir (Ezéchiel 1, 26, 22). Les pans du vêtement divin, blancs comme la neige (Daniel 7, 9), plus lumineux que le soleil, mais jamais irritants, emplissent le temple, c’est-à-dire le royaume, la création. Ce qui est rare et précieux dans notre monde constitue, transmué par le feu divin, les matériaux communs dans le monde de la Geoulah éternelle : rubis, topaze et émeraude, tartessienne, onyx, jaspe, escarboucle, diamant, or (Ezéchiel 28, 13). La matière y existe, mais comparée à celle grossière de notre monde, elle possède la subtilité de l’esprit. Elle est brillante comme le saphir et limpide comme la substance du ciel (Exode 24, 10). Une matière à l’aspect de l’arc en ciel, reflet de l’image de la gloire de l’Eternel (Ezéchiel 1, 28), qui n’empêche ni les êtres ni la lumière de passer. Jérusalem, entièrement céleste, y est aussi le trône et le centre du monde divin. Elle est ainsi formée de stuc, bâtie sur le saphir, aux créneaux de pur cristal, aux portes d’escarboucles et aux frontières de pierres précieuses (Isaïe 54, 11-12). Toute hostilité disparaîtra de la nature, plus rien de mauvais n’y sera présent, l’harmonie et la concorde régneront à tous niveaux : Alors le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau et bélier vivront ensemble, et un jeune enfant les conduira. Génisse et ourse paîtront côte à côte, ensemble s’ébattront leurs petits ; et le lion, comme le bœuf, se nourrira de paille. Le nourrisson jouera près du nid de la vipère, et le nouveau-sevré avancera la main dans le repaire de l’aspic. Plus de méfaits, plus de violences sur toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de Dieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers. (Isaïe 11, 6-9) La vie dans le monde de la Geoulah éternelle n’est faite que de jeux d’amour et de joie, empreints de douceur, de chaleur et d’émotion. Aucune trace de jalousie, de compétition ou de haine. Chacun aime son frère comme lui-même, car il est un autre aspect de lui-même. Les manifestations célestes ne sont que chants et louanges où chacun fait partie du chœur et participe à l’ensemble. Les sons les plus merveilleux s’y font entendre, les goûts les plus suaves s’y font sentir. Les couleurs et les formes les plus ravissantes, les parfums les plus délectables, les sensations les plus exquises émanent des choses et des êtres les plus beaux et les plus gracieux que l’on puisse jamais imaginer sur terre.

Qu’est-ce que la Geoulah ?

Qu’est-ce que la Geoulah ?

Geoulah signifie rédemption, salut, délivrance, mais aussi résurrection. La Geoulah est la révélation de Dieu en notre monde et son intervention pour apporter le salut.

La proclamation "La Geoulah a commencé" se réfère à la Geoulah d’Israël, à laquelle ce site est principalement dédié. Les premiers intéressés sont pour cette raison les Juifs et, avant tout, les Israéliens. Néanmoins, la Geoulah d’Israël et ses conséquences étant appelées à atteindre les confins du monde, les non-Juifs de même sont incités à s’intéresser au site : par toi seront bénies toutes les familles de la terre (Genèse 12, 3) (voir : Les nations).

La Geoulah d’Israël n’est cependant pas toute la Geoulah, elle n’en représente que l’une des faces. La Geoulah comporte 3 niveaux intimement liés entre eux :

 

  1. La Geoulah éternelle
  2. La Geoulah personnelle
  3. La Geoulah d’Israël

La Geoulah d’Israël est une étape capitale dans le plan divin, mais une étape uniquement et non le but en lui-même. Elle abondera de bénédictions, qui seront de merveilleuses images de la Geoulah éternelle, mais qui ne demeureront jamais que des images et non l’entière réalité. L’objectif essentiel de Geoulah d’Israël est de préparer la Geoulah éternelle.

Seule la Geoulah éternelle est essentielle, car elle constitue le but ultime de Dieu. La raison d’être de la Geoulah d’Israël est moins de jouir des bénédictions accordées par Dieu que de travailler, grâce à elles, à l’achèvement du plan divin et à la venue de la Geoulah éternelle.

Certaines bénédictions de la Geoulah d’Israël sont temporelles et partielles, comme la résurrection de la végétation et de la vie extérieure. D’autres sont éternelles et parfaites comme la résurrection du cœur, de l’image de Dieu perdue par la faute d’Adam. Ces dernières caractérisent la Geoulah personnelle. L’avancée de la Geoulah d’Israël et donc le rapprochement de la Geoulah éternelle ne se réalisent que par l’accomplissement de la Geoulah personnelle. La conquête de la Geoulah personnelle est le but de toute vie humaine sur cette terre.

 

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Nous conseillons, dans un premier temps, de prendre connaissance des pages du site dans l’ordre que nous proposons (suivre la flèche à la fin de chaque chapitre). La Geoulah y est présentée de manière logique selon les différents aspects qui la constituent, son histoire depuis le commencement du monde jusqu’à aujourd’hui, les prophéties qui la concernent et le processus de son développement.

La Geoulah a commencé !

La Geoulah a commencé !

L’ère de bénédictions d’Israël annoncé par les prophètes bibliques. Le temps où Israël assumera sa mission de lumière des nations. Le moment où chaque Juif connaîtra son Dieu personnellement.

La Geoulah a commencé !

Toutes les générations de notre peuple ont désiré entendre cette proclamation, mais les temps n’étaient pas mûrs. Moïse et les prophètes l’ont perçue, mais pour la fin des temps (aharit hayamim). David et les psalmistes l’ont chantée, mais comme une espérance lointaine.

La Geoulah a commencé !

La Bible est remplie de prophéties lumineuses annonçant l’intervention du Créateur en notre monde avec une puissance inégalée. Ces prophéties attendaient en sommeil que le schofar divin ouvre le temps de leur accomplissement… Aujourd’hui, le schofar a retenti ! Le Maître du temps et de l’histoire, le Saint d’Israël l’a proclamé :

Maintenant – עכשיו

La Geoulah a commencé !

Aussi…

Prépare-toi, Israël, à rencontrer ton Dieu. (Amos 4, 12)

D’Adam a sa faute

L’homme est la dernière créature à apparaître, au terme de la semaine créatrice. Le seul à être formé à l’image de Dieu et à le représenter dans le monde, ayant hérité de son autorité: Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail ; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. (Genèse 1, 26) L’homme est un pont entre la terre, dont il tient l’origine de son corps – poussière du sol – et la Divinité, dont il tire son souffle de vie véritable. Il est la porte par laquelle le Créateur veut poursuivre et achever son œuvre: L’Eternel-Dieu façonna l’homme – poussière détachée du sol, – fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. (Genèse 2, 7) Pour transformer la terre et l’épanouir, Dieu planta un jardin en Eden (Genèse 2, 8). Ce jardin est une ambassade du royaume et du shabbat divins sur la terre. Le rôle de l’homme était de cultiver et de garder le jardin (Genèse 2, 15) pour l’étendre à l’ensemble du monde afin que notre univers entier devienne une émanation des merveilles divines. Le shabbat devant apparaître lorsque cet objectif suprême aura été accompli. La faute d’Adam Adam reçut le pouvoir de se forti¬fier en se nourrissant de tous les arbres du jardin et, en particulier, de l’arbre de vie (Genèse 2, 9 & 16). Le mouvement vital insufflé par le Créateur pouvait, de la sorte, perpétuer son cycle sans que vieillissement ou maladie viennent l’interrompre. La seule réserve imposée à l’homme était de ne pas manger de l’arbre de la science du bien et du mal. La consommation de cet arbre causerait l’introduction de la mort dans le corps humain et dans le monde et mettrait un terme au mouvement de vie divine qui animait l’un et l’autre: Tous les arbres du jardin, tu peux t’en nourrir ; mais l’arbre de la science du bien et du mal, tu n’en mangeras point: car le jour où tu en mangeras, tu dois mourir ! (Genèse, 2, 16-17) Derrière la discrétion du récit biblique se cache un des drames les plus effroyables de l’humanité. L’image de Dieu sombra dans l’abîme de matérialité à laquelle Adam avait donné pouvoir. Elle se transforma en l’image bestiale que nous portons aujourd’hui. Il est pratiquement impos¬sible de nous représenter ce que nous fûmes avant cette chute. La nature entière sombra avec Adam, car il en était le maître. Sa désobéissance a ouvert la porte au mal et à la mort. Plus rien n’existait de l’ordre para¬di¬siaque originel. La souf¬france et le conflit devinrent les dimensions obligées du nouveau mode d’existence: A la femme il dit: J’aggraverai tes labeurs et ta grossesse ; tu enfanteras avec douleur (…) Et à l’homme il dit: (…) maudite est la terre à cause de toi: c’est avec effort que tu en tireras ta nourriture, tant que tu vivras. Elle produira pour toi des buissons et de l’ivraie, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain – jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été tiré: car poussière tu fus, et poussière tu redeviendras ! (Genèse 3, 16-19) La promesse de Geoulah Malgré l’ampleur de la faute, le plan divin ne pouvait se briser là. Dieu annonça le salut final, la Geoulah éternelle, et la victoire contre le mal et son auteur, le Satan, au terme d’une lutte impitoyable. C’est au serpent, représentant du Satan, que Dieu fit cette prédiction en une sentence métaphorique qui constitue la première prédiction messianique de la Bible: Je ferai régner la haine entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne: celle-ci te visera à la tête, et toi, tu l’attaqueras au talon. (Genèse 3, 15) Depuis ces événements dramatiques, pour que le Créateur pût achever son plan, il lui fallut se mouvoir en Rédempteur (Goël). La création s’achè¬vera quand la Geoulah sera accomplie. Dieu créera, au terme du processus, un ciel nouveau et une terre nouvelle dans lesquels les justes, retrouvant leur image divine originelle, jouiront pour l’éternité d’un bonheur indicible. Ce sera alors la Geoulah éternelle: Oui ! me voici en train de créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, si bien qu’on ne se rappellera plus ce qui aura précédé; on n’en gardera pas le moindre souvenir. (Isaïe 65, 17)

Le retour d’exil et le développement du pays

Le retour des Juifs d’exil et le retour de l’autorité de ta terre entre

leurs mains engendre deux bénéfices immédiats : Le développement

de la popu­la­tion et la recons­truction du pays, à savoir la

renaissance de sa végétation et de sa faune, la florai­son de villes et

de lieux d’habitation – la plupart érigées sur leur emplacement

antique. La terre d’Israël demeura dans les ténèbres tant que le peuple

d’Israël demeura loin d’elle ; elle ne revint à la vie que

lorsqu’elle le retrouva et le peuple ne recommença à s’épanouir que

lorsqu’il s’y réinstalla.

Le sionisme, mouve­ment caractérisé de « laïc »,

accom­plit  en fait les promesses bibliques. Ce qui a été réalisé

tient du prodige ; prodige que l’Eternel ac­com­plit en faveur de

ses enfants dans un but bien précis, afin qu’ils voient et sachent,

réflé­chissent et compren­nent tous ensemble que c’est la main de

l’Eternel qui l’a fait, que c’est le Saint d’Israël qui en est l’auteur

(Isaïe 41, 20). Et surtout qu’ils s’attendent avec une foi inébranlable

à ce que les prophéties bibliques poursuivent leur accom­plis­­sement

jusqu’à son terme :



Ils viendront et entonneront des chants sur les hauteurs de Sion, ils

accourront jouir des biens de l’Eternel, du blé, du vin et de l’huile,

des produits du menu et du gros bétail ; leur âme sera semblable à

un jardin bien arrosé et ils seront désormais exempts de soucis.

(Jérémie 31, 12 [11])




Je les ferai sortir [les brebis d’Israël] du milieu des nations, je les

rassemblerai des [différentes] contrées et les ramènerai sur leur

sol ; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans les

ravins et dans toutes les localités habitables du pays. (Ezéchiel 34,

13)