Les nations

Les nations

Dans ce monde, constitué de bien et de mal, il existe un lien inverse entre ce que vit Israël et entre ce que vivent les nations. Quand Israël fut expulsé dans les ténèbres de l’exil, les nations reçurent la lumière et à leur tête les nations occidentales christianisées. Ainsi de la même manière qu’Israël commence à entrer dans la lumière de sa Geoulah, les prophéties bibliques s’accordent pour annoncer que le temps du jugement commence pour les nations. Ceci afin que du sein de leurs ténèbres, elles se repentent de leurs mauvaises actions, recherchent Dieu, demandent pardon à Israël et qu’elles puissent ainsi, elles aussi à leur tour, entrer dans la Geoulah:

Oui, en ces jours-là et à cette époque, quand je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, je rassemblerai toutes les nations et les ferai descen¬dre dans la vallée de Josaphat, et là je les mettrai en jugement à cause de mon peuple et d’Israël, mon héritage, qu’ils ont dispersé parmi les peuples, en se partageant mon pays. (Joël 4, 1-2)

Ainsi parle ton Maître, l’Eternel ; ton Dieu, le champion de ton peuple: Vois, je retire de ta main le calice du vertige la lie de la coupe de ma colère, tu ne la boiras plus. Je la mettrai dans la main de ceux qui t’ont contristée, de ceux qui, s’adres¬sant à ta personne, te disaient: couche-toi à terre, que nous passions [sur toi] ! et tu faisais de ton dos comme un sol qu’on foule, comme. une rue pour les passants. (Isaïe 51, 22-23)

Les termes de l’alliance d’Abraham en vertu de laquelle Israël est choisi pour être la lumière des nations seront manifestes non seulement pour lui, mais pour la terre entière:

(…) je leur rétribuerai leur œuvre avec équité et leur octroierai une alliance éternelle. Aussi leur postérité sera remarquée parmi les nations, et leurs descendants parmi les peuples. Tous ceux qui les verront les reconnaîtront pour une race que Dieu a bénie. (Isaïe 61, 8-9)

Il arrivera à la fin des temps que la montagne du Seigneur sera affermie sur la cime des montagnes et se dressera au-dessus des collines, et toutes les nations y afflueront. Et nombres de peuples iront en disant: Gravissons la montagne de l’Eternel pour gagner la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies et que nous puissions suivre ses sentiers, car c’est de Sion que sort la doctrine et de Jérusalem la parole du Seigneur. Il sera un arbitre parmi les nations et le précep¬teur de peuples puissants, s’étendant au loin (…) (Michée 4, 1-3)

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D’Adam a sa faute

L’homme est la dernière créature à apparaître, au terme de la semaine créatrice. Le seul à être formé à l’image de Dieu et à le représenter dans le monde, ayant hérité de son autorité: Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail ; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. (Genèse 1, 26) L’homme est un pont entre la terre, dont il tient l’origine de son corps – poussière du sol – et la Divinité, dont il tire son souffle de vie véritable. Il est la porte par laquelle le Créateur veut poursuivre et achever son œuvre: L’Eternel-Dieu façonna l’homme – poussière détachée du sol, – fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. (Genèse 2, 7) Pour transformer la terre et l’épanouir, Dieu planta un jardin en Eden (Genèse 2, 8). Ce jardin est une ambassade du royaume et du shabbat divins sur la terre. Le rôle de l’homme était de cultiver et de garder le jardin (Genèse 2, 15) pour l’étendre à l’ensemble du monde afin que notre univers entier devienne une émanation des merveilles divines. Le shabbat devant apparaître lorsque cet objectif suprême aura été accompli. La faute d’Adam Adam reçut le pouvoir de se forti¬fier en se nourrissant de tous les arbres du jardin et, en particulier, de l’arbre de vie (Genèse 2, 9 & 16). Le mouvement vital insufflé par le Créateur pouvait, de la sorte, perpétuer son cycle sans que vieillissement ou maladie viennent l’interrompre. La seule réserve imposée à l’homme était de ne pas manger de l’arbre de la science du bien et du mal. La consommation de cet arbre causerait l’introduction de la mort dans le corps humain et dans le monde et mettrait un terme au mouvement de vie divine qui animait l’un et l’autre: Tous les arbres du jardin, tu peux t’en nourrir ; mais l’arbre de la science du bien et du mal, tu n’en mangeras point: car le jour où tu en mangeras, tu dois mourir ! (Genèse, 2, 16-17) Derrière la discrétion du récit biblique se cache un des drames les plus effroyables de l’humanité. L’image de Dieu sombra dans l’abîme de matérialité à laquelle Adam avait donné pouvoir. Elle se transforma en l’image bestiale que nous portons aujourd’hui. Il est pratiquement impos¬sible de nous représenter ce que nous fûmes avant cette chute. La nature entière sombra avec Adam, car il en était le maître. Sa désobéissance a ouvert la porte au mal et à la mort. Plus rien n’existait de l’ordre para¬di¬siaque originel. La souf¬france et le conflit devinrent les dimensions obligées du nouveau mode d’existence: A la femme il dit: J’aggraverai tes labeurs et ta grossesse ; tu enfanteras avec douleur (…) Et à l’homme il dit: (…) maudite est la terre à cause de toi: c’est avec effort que tu en tireras ta nourriture, tant que tu vivras. Elle produira pour toi des buissons et de l’ivraie, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain – jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été tiré: car poussière tu fus, et poussière tu redeviendras ! (Genèse 3, 16-19) La promesse de Geoulah Malgré l’ampleur de la faute, le plan divin ne pouvait se briser là. Dieu annonça le salut final, la Geoulah éternelle, et la victoire contre le mal et son auteur, le Satan, au terme d’une lutte impitoyable. C’est au serpent, représentant du Satan, que Dieu fit cette prédiction en une sentence métaphorique qui constitue la première prédiction messianique de la Bible: Je ferai régner la haine entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne: celle-ci te visera à la tête, et toi, tu l’attaqueras au talon. (Genèse 3, 15) Depuis ces événements dramatiques, pour que le Créateur pût achever son plan, il lui fallut se mouvoir en Rédempteur (Goël). La création s’achè¬vera quand la Geoulah sera accomplie. Dieu créera, au terme du processus, un ciel nouveau et une terre nouvelle dans lesquels les justes, retrouvant leur image divine originelle, jouiront pour l’éternité d’un bonheur indicible. Ce sera alors la Geoulah éternelle: Oui ! me voici en train de créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, si bien qu’on ne se rappellera plus ce qui aura précédé; on n’en gardera pas le moindre souvenir. (Isaïe 65, 17)

Les trois voies pour trouver la Geoulah

Dieu a révélé que la route vers la Geoulah se divisait en trois voies,

désignées symboliquement comme la faim, l’épée et la peste.

La faim

C’est la seule la voie véritable, elle est la faim de connaître Dieu et

de faire sa volonté. Une faim que rien d’autre que la vérité divine ne

peut combler. C’est la voie des premiers-fruits de la Geoulah.

L’épée

Pour diriger ses enfants vers la bonne voie, celle de la faim, Dieu est

le plus souvent obligé d’employer l’épée. L’épée de l’Eternel prend

pour cible ce en quoi le cœur humain met illusoirement sa confiance,

son affection ou ses espoirs. Ces objets deviennent alors des idoles et

un obstacle à la juste relation à Dieu. Les idoles principales

gravitent autour de la famille, du couple, de la maison, de la

subsistance, de la profession, de la santé, ou de mille autres choses

que l’homme considère, à tort, comme vitales pour lui.

Lorsque Dieu voit qu’une personne possède les dispositions de cœur lui

permettant d’entrer dans la voie de la Geoulah, la voie de la faim,

mais qu’elle ne peut le réaliser parce que son cœur est attaché à ses

idoles, alors Dieu va toucher ces idoles par son épée. Le seul but est

d’amener la personne à reconsidérer sa voie, à se poser les bonnes

questions et, en fin de compte, à se tourner vers Dieu.

Selon les personnes, le nombre et l’intensité des coups d’épée

varient ; certains réalisent vite le sens de leurs épreuves, alors

que d’autres attendent d’être terrassés par celles-ci pour invoquer

l’aide divine.

L’épée de l’Eternel ne touche pas seulement les idoles personnelles,

mais s’attaque aussi aux idoles nationales ou collectives dans tous

leurs domaines (religion, armée, politique, éducation, affaires, etc.)

Les défaillances de Tsahal, dans la deuxième guerre du Liban, par

exemple, sont à considérer comme un coup d’épée divine destinée à

inviter le peuple à se tourner vers celui qui donne la force, Dieu, et

non vers celui qui en est le récepteur, ici Tsahal (voir : Les

défaillances de Tsahal).

La peste

La voie de la peste est la plus complexe, car ceux qui la pratiquent

n’ont pas conscience de leur erreur. Ils pensent souvent, au contraire,

marcher dans une voie juste, agréable à Dieu.

Le mot peste, en hébreu dévér, est le même mot que le mot davar, qui

est la parole, à savoir la parole de Dieu. La voie de la peste (dévér)

présente des aspects semblables à la voie de la parole divine (davar),

mais elle n’est pas cette voie. Parfois, elle est tout à son opposé. La

voie de la peste regroupe toutes sortes de fausses doctrines ou de

doctrines mélangées qui nuisent plus ou moins gravement à ceux qui s’y

attachent.

La liste des pestes serait bien trop longue à établir et forcément

incomplète. Il s’en crée tous les jours de nouvelles, mais il en existe

d’autres aussi vieilles que le monde. Il en est de très officielles et

de bien établies, comme les religions, et d’autres rejetées de la

société, comme les sectes.

Les voies de la peste s’intéressent à tous les domaines, le corps,

l’âme, la société, la nature, la nourriture, la santé, les

connaissances, les moyens d’atteindre Dieu, la vérité ou la sainteté.

Il en est de faible dangerosité, comme certaines doctrines diététiques,

et d’autres plus funestes que la mort, car elles menacent la personne

en sa dimension spirituelle la plus profonde, telles la magie noire ou

la kabbale pratique. Entre ces deux extrêmes, et à des degrés divers,

se trouvent les religions, religion juive incluse.

Ce qui caractérise la voie de la peste et la distingue de simples voies

humaines est que dans la voie de la peste existe toujours une dimension

« spirituelle ». Si tant est que cette dimension soit

réellement spirituelle, elle n’est néanmoins jamais celle de Dieu ou

jamais entièrement celle de Dieu. En un mot, toute voie qui, d’une

quelconque manière, possède une dimension spirituelle ou une référence

à Dieu, mais n’est pas la relation directe, personnelle et intime avec

Lui, est peste.

La voie de la peste n’est pas à proprement parler une voie pour entrer

dans la Geoulah divine, mais une impasse dans laquelle des personnes

sincères en quête de vérité se fourvoient. A terme, après avoir enduré

les maux engendrés par leur voie erronée et l’avoir reconnue pour

telle, ces personnes sincères pourront être amenées à se poser les

bonnes questions pour trouver le bon chemin.

La lutte contre la voie de la peste est d’autant plus urgente qu’en

parallèle du développement de la Geoulah pullulent des milliers de

fausses doctrines, qui exploitent une faim souvent réelle à laquelle

elles proposent une nourriture frelatée :

Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur Dieu, où j’enverrai la

famine dans le pays: ce ne sera ni la faim demandant du pain ni la

soif de l’eau, mais le besoin d’entendre les paroles de l’Eternel.

Alors on sera errant d’une mer à l’autre et du Nord au Levant, on se

répandra partout pour chercher la parole de l’Eternel, et on ne la

trouvera point. (Amos 8, 11-12)