Le pardon des fautes, la nouvelle alliance et la transformation du cœur et des sens

Le pardon des fautes, la nouvelle alliance et la transformation du cœur et des sens

La victoire divine sur l’humanité déchue sera atteinte dans la circoncision du cœur. La circoncision du cœur, c’est-à-dire la création d’un cœur nouveau, succédant au pardon des péchés, est la Geoulah elle-même et représente le sommet du plan divin dans la vie de l’individu.

La circoncision de la chair marque l’apparte­nance au peuple choisi, celle du cœur le rend conforme aux exigences de Dieu et en mesure de suivre ses volon­tés.

La nouvelle alliance promise à Israël (et que les chrétiens se sont indûment appropriés) rempla­cera l’alliance du Sinaï que les enfants d’Israël n’ont pu respecter. Au lieu d’écrire la Loi sur des tables de pierre, l’Eternel l’écrira sur le nouveau cœur de ses enfants. Seul ce cœur nouveau les rendra aptes à accomplir la Loi selon sa sainteté, à servir Dieu fidèlement et à le connaître selon une intimité jamais ressentie.

Et j’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau ; j’enlèverai le cœur de pierre de votre sein et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit et je ferai en sorte que vous suiviez mes statuts et que vous observiez et pratiquiez mes lois. (Ezéchiel 36, 25-27)

Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur. Mais voici quelle alliance je conclu­rai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel : Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur cœur que je l’inscrirai je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuel­lement en disant:  Reconnaissez l’Eternel ! car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés. (Jérémie 31, 31-34 [30-33])

La transformation du cœur et de l’esprit inclut la transformation des sens handicapés par la faute d’Adam et Eve et aggravés par le jugement divin sur Israël transmis par le prophète Isaïe :

Va, et tu diras à ce peuple : Obstinez-vous à écouter sans comprendre, et à voir sans saisir. Que le cœur de ce peuple soit épaissi, que ses oreilles soient assourdies, que ses yeux soient hébétés, de peur que ses yeux ne voient clair, que ses oreilles n’entendent, que son cœur ne comprenne, qu’il ne s’amende alors et ne soit sauvé ! (Isaïe 6, 9-10)

La Geoulah est l’annulation de ce terrible décret. Annulation qui rendra apte à voir véritablement, à entendre véritablement, à ressentir véritablement :

En ce jour, les sourds mêmes entendront la parole du livre et, du sein de l’obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront (…) Alors les esprits égarés connaîtront la sagesse, et les révoltés accepteront l’instruction. (Isaïe 29, 18, 24)

Ceux qui voient n’auront plus les yeux troubles, ceux qui entendent prêteront une oreille attentive. L’intelligence des gens légers apprendra à connaître, et la langue des bègues s’exprimera avec facilité et clarté. (Isaïe 32, 3-4)

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La Geoulah éternelle

La Geoulah éternelle est l’instauration du monde parfait que Dieu créa à l’origine et qui existe déjà dans la dimension divine. A la fin des temps, après le jugement dernier, il remplacera notre présent monde. Ceux qui auront aimé Dieu et le bien y seront chaleureusement accueillis. Le monde de la Geoulah éternelle est à l’image de l’harmonie divine. Les créatures y vivent avec le Créateur dans une félicité parfaite. Ce monde peut se nommer royaume divin, jardin d’Eden, paradis, royaume des cieux ou, simplement, shabbat. Pour décrire le monde de la Geoulah éternelle, notre langage humain infirme ne peut en donner qu’une pâle esquisse. C’est un univers de paix et de bonheur ineffables dans lequel n’existe ni mort, ni larmes, ni souffrances, ni maladie, ni aucune forme de mal (Isaïe 25, 8). L’Eternel y est le soleil et la lumière (Isaïe 60, 18-20) ; le temps y est l’éternité. Le monde de la Geoulah éternelle est aussi une nature paradisiaque. Le jardin d’Eden, rempli d’une exubérance d’arbres, beaux à voir et propres à la nourriture, avec l’arbre de vie au milieu (Genèse 2, 9). Notre monde, par la luxuriance prodigieuse de ses espèces, en offre une image altérée mais réelle. Cependant, les végétaux du monde divin sont d’une toute autre qualité, les feuilles ne se flétrissent pas et les fruits ne s’épuisent jamais (Ezéchiel 47, 12). La nature céleste est en tout lieu arrosée par un fleuve d’eau vive jaillissant de la maison de l’Eternel (Joël 4, 18). Le monde de la Geoulah éternelle est encore un temple et un palais, au centre duquel se trouve le trône de Dieu, élevé et majestueux (Isaïe 6, 1). Il domine un firmament de cristal, à l’apparence du saphir (Ezéchiel 1, 26, 22). Les pans du vêtement divin, blancs comme la neige (Daniel 7, 9), plus lumineux que le soleil, mais jamais irritants, emplissent le temple, c’est-à-dire le royaume, la création. Ce qui est rare et précieux dans notre monde constitue, transmué par le feu divin, les matériaux communs dans le monde de la Geoulah éternelle : rubis, topaze et émeraude, tartessienne, onyx, jaspe, escarboucle, diamant, or (Ezéchiel 28, 13). La matière y existe, mais comparée à celle grossière de notre monde, elle possède la subtilité de l’esprit. Elle est brillante comme le saphir et limpide comme la substance du ciel (Exode 24, 10). Une matière à l’aspect de l’arc en ciel, reflet de l’image de la gloire de l’Eternel (Ezéchiel 1, 28), qui n’empêche ni les êtres ni la lumière de passer. Jérusalem, entièrement céleste, y est aussi le trône et le centre du monde divin. Elle est ainsi formée de stuc, bâtie sur le saphir, aux créneaux de pur cristal, aux portes d’escarboucles et aux frontières de pierres précieuses (Isaïe 54, 11-12). Toute hostilité disparaîtra de la nature, plus rien de mauvais n’y sera présent, l’harmonie et la concorde régneront à tous niveaux : Alors le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau et bélier vivront ensemble, et un jeune enfant les conduira. Génisse et ourse paîtront côte à côte, ensemble s’ébattront leurs petits ; et le lion, comme le bœuf, se nourrira de paille. Le nourrisson jouera près du nid de la vipère, et le nouveau-sevré avancera la main dans le repaire de l’aspic. Plus de méfaits, plus de violences sur toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de Dieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers. (Isaïe 11, 6-9) La vie dans le monde de la Geoulah éternelle n’est faite que de jeux d’amour et de joie, empreints de douceur, de chaleur et d’émotion. Aucune trace de jalousie, de compétition ou de haine. Chacun aime son frère comme lui-même, car il est un autre aspect de lui-même. Les manifestations célestes ne sont que chants et louanges où chacun fait partie du chœur et participe à l’ensemble. Les sons les plus merveilleux s’y font entendre, les goûts les plus suaves s’y font sentir. Les couleurs et les formes les plus ravissantes, les parfums les plus délectables, les sensations les plus exquises émanent des choses et des êtres les plus beaux et les plus gracieux que l’on puisse jamais imaginer sur terre.